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ENFANT, TU DOIS AIMER LA FRANCE PARCE QUE LA NATURE LA FAITE BELLE ET QUE SON HISTOIRE LA FAITE GRANDE... (ERNEST LAVISSE).

ENFANT, TU DOIS AIMER LA FRANCE PARCE QUE LA NATURE LA FAITE BELLE ET QUE SON HISTOIRE LA FAITE GRANDE... (ERNEST LAVISSE).

 

Prisonniers Algériens condamnés à mort, exposés à l'explosion d'une bombe atomique française au Sahara ?

Une hypothèse probable au vu de crimes encore plus monstrueux et des visées génocidaires de la colonisation française en Algérie :

 « Voilà comment il faut faire la guerre aux arabes : tuer tous les hommes jusqu'à l'âge de quinze ans, prendre toutes les femmes et les enfants, en charger les bâtiments, les envoyer aux îles Marquises ou ailleurs. En un mot, anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens. » (Lieutenant colonel Lucien Montagnac).

La France affirme n'avoir exposé "que"des cadavres...

http://francesansarmesnucleaires.fr/IMG/pdf/Cobayes_algeriens.pdf

LE  VIOL FAIT A L'HISTOIRE DES HOMMES.

Avant que les sionistes n'accusent les musulmans d'avoir incité Hitler à créer ses camps et que Darquier de Pellepoix n'affirme qu'à Auschwitz, on n'avait gazé que les poux, les français se sont enorgueillis d'avoir fait du Maghreb un paradis terrestre.

A cette fin, une loi a été votée en 2005 pour falsifier l'histoire et sans doute aurait-elle dû contenir des dispositions répressives à l'encontre de quiconque aurait démenti son contenu. 

C'est que, nous l'avons maintes fois écrit, les français ont une opinion stupéfiante de leurs méfaits en ces pays. Dans un déni comparable à celui de certaines femmes qui rejettent leur grossesse, les français refusent d'assumer le poids de leurs crimes au Maghreb. Plus encore, comme dans ce film de Chaplin où un homme annonce à son épouse qu'il l'assassine pour son bien, les français diront qu'ils ont volé, violé, spolié, torturé et massacré au Maghreb pour le bonheur de leurs victimes qui devraient, en retour révérer leur souvenir et adorer leur nom.

Ces propos deviennent scandaleux, lorsqu'ils assurent que certains salopards de l'armée française n'ont jamais violé les musulmanes qu'ils torturaient à l'électricité et à la brûlure de cigarette dans les caves de quelques villas d'Alger. Selon ces criminels, elles n'avaient de rapports sexuels avec eux  que consentis, lorsqu'elles se rendaient à leurs charmes. Galanterie française oblige. C'est ce qu'expliquait Graziani, tortionnaire de cette armée, avant qu'on lui éclate le foie d'une rafale de mitraillette. La Providence fasse qu'il ait bien dérouillé pendant son agonie.

Mensonges de construction typiquement française car si Darquier de Pellepoix déclarait qu'à Auschwitz on n'avait gazé que les poux, d'autres français comme lui, dans une démarche d'esprit encore plus répugnante confirmeront n'avoir abusé de musulmanes que pour accéder à leurs désirs. Sexuellement irrésistibles qu'ils étaient dans leur uniforme léopard, aphrodisiaque majeur pour les femmes qu'ils martyrisaient. Surtout quand ils venaient de leur faire boire leurs urines.   

Et ce sont des propos tout aussi éhontés que tiennent les colons français ou leurs descendants d'aujourd'hui : tout n'était que joie et félicité en Algérie, autour d'eux et ailleurs. Tout le monde s'embrassait, on partageait tout, on riait de tout. Tout le monde était pareil ! L'harmonie parfaite entre les communautés ! Sauf que le régime colonial français n'avait rien à envier de celui de Cortez ou de Pizarro, animés tous d'une même foi catholique agressive et meurtrière avec un régime institutionnel similaire à l'apartheid de l'Afrique du Sud.

Mais les français ne connaissent rien du respect des autres peuples, fussent-ils mille fois leurs victimes. 

Comme le pervers narcissique français et bon chrétien Fourniret, ils sont totalement inaccessibles à leurs souffrances.

"Enfant, tu dois aimer la France, parce que la nature la faite belle et que son histoire la faite grande" disait Lavisse en exergue sur ses livres. Quand comprendra-t-elle que, par sa perversité, elle est aux yeux de ses victimes, hideuse par son histoire et odieuse par ses mensonges ?

L'IMPOSTURE DU COLONIALISME FRANCAIS AU MAGHREB.

MONTAGNAC : LE HEYDRICH FRANCAIS.

Officier durant la conquête de l'Algérie, le lieutenant-colonel de Montagnac, écrit à Philippeville le 15 mars 1843 : « Toutes les populations qui n'acceptent pas nos conditions doivent être rasées. Tout doit être pris, saccagé, sans distinction d'âge ni de sexe: l'herbe ne doit plus pousser où l'armée française a mis le pied. Qui veut la fin veut les moyens, quoiqu'en disent nos philanthropes. Tous les bons militaires que j'ai l'honneur de commander sont prévenus par moi-même que s'il leur arrive de m'amener un Arabe vivant, ils recevront une volée de coups de plat de sabre. [...] Voilà, mon brave ami, comment il faut faire la guerre aux Arabes : tuer tous les hommes jusqu'à l'âge de quinze ans, prendre toutes les femmes et les enfants, en charger les bâtiments, les envoyer aux îles Marquises ou ailleurs. En un mot, anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens. »

SOURCES : Lieutenant-colonel de Montagnac, Lettres d'un soldat, Plon, Paris, 1885, réédité par Christian Destremeau, 1998, p. 153 ; Alain Ruscio : Y'a bon les colonies, Autrement n° 144, Oublier nos crimes, avril 1994, p. 41. 

    Lieutenant-colonel Lucien de MONTAGNAC                                       SS-Obergruppenfûhrer Reinhard HEYDRICH

Unis dans l'abjection : Deux des pires criminels que la terre ait jamais portés

C'est que l'histoire de la conquête de l'Algérie se raconte comme une chevauchée héroïque au milieu de territoires infestés de hordes mahométanes innombrables, traîtresses et sanguinaires surgissant à la fois de partout et de nulle part. Et c'est le discours des américains pour justifier ce qu'ils appellent "la conquête de l'Ouest" et qui n'est autre que le génocide des Indiens d'Amérique du Nord : par la perfidie, la traîtrise, le massacre et l'alcool. 

En réalité, les chevauchées de Bugeaud, d'Aumale, de Clauzel, de Montagnac et d'autres criminels de même tinette, ne pouvaient pas exister pour la simple raison qu'il n'y avait pas grand monde pour endosser le rôle des hordes mahométanes. En effet, l'Algérie comptait alors moins de 2 millions d'habitants sur un territoire grand comme cinq fois la France.

P. HALLYNK ET M. BRUNET : Nouveau cours d'histoire (tome 2 - page 326)

Encore que des hommes valides (au mieux 1/3 de ce total), il soit nécessaire de retirer des milliers d'algériens engagés dans les rangs de l'armée française comme l'on été les dizaines de milliers de harkis entre 1958 et 1962. Dans cette dilution des populations en des proportions homéopathiques (1 habitant par km²), où trouver cette multitude de guerriers égorgeurs et assoiffés  du sang des chrétiens ?

Nulle part ailleurs que dans l'imagination du criminel Bugeaud, du criminel Clauzel, du criminel Aumale ou du criminel Montagnac qui coupait des têtes pour se changer les idées. Car les populations combattantes en Algérie au XIXe siècle se limitant aux seuls hommes valides susceptibles de prendre les armes contre l'envahisseur, on en est réduit à une population totale  de quelques centaines de milliers d'hommes pour 2 500 000 km² quand la France comptait 35 000 000 habitants sur un territoire de 550 000 km² et pouvait aligner plus de soldats qu'il n'y avait d'êtres humains en Algérie.  

A vaincre sans péril on triomphe sans gloire dit-on. Pour s'en fabriquer une, les colonisateurs français vont donc s'inventer des périls et pour les authentifier, exhiber les preuves bien réelles des  atrocités auxquelles ils ont eu recours pour "en venir à bout". Pour cajoler aussi le sadisme de leurs compatriotes dès lors qu'il s'agit de musulmans. 

Aux dires des historiens français,110 000 colons, pour l'essentiel des déclassés européens attirés par l'argent facile des colonies, étaient déjà sur place en 1850. Il faut donc admettre qu'à cette date, tous ces malfrats n'avaient plus besoin des hordes de Bugeaud pour réduire les populations musulmanes à leur merci tant elles avaient déjà décimées et que ces gredins se sentaient parfaitement en mesure de poursuivre un travail déjà bien avancé.

QU'EN ETAIT-IL DE LA PRISE DE LA SMALAH D'ABDEL KADER ?

Il convient d'examiner cet évènement à la lumière des réalités démographiques du moment (16 mai 1843 - Taguin près de Tiaret à 200 km d'Alger). De source française, on prétend que la smalah d'Abdel Kader comptait 30 000 âmes. Ce qui est énorme et qui s'expliquerait par le mode de vie des nomades (ou qui le contredirait tout autant). C'était une "ville itinérante" affirment ces auteurs. D'autres ont réduit ce nombre à 20 000 quand certains, en mal d'exagération, l'ont porté à 60 000 voire 70 000. 

Sauf que la cohérence des faits n'y trouve pas vraiment son compte et que la question de l'eau se pose en ces régions de façon brûlante pour un population de cette importance dans une région aride. De fait, les chroniques racontent que les français n'avaient pas bu depuis 2 jours avant l'attaque et que l'Emir poursuivi était lui même à la recherche d'UN point d'eau.

Car il faut se représenter ce que signifie déjà 30 000 âmes. Surtout pour un pays qui comptait moins de 2 000 000 d'habitants. C'est 2 fois la population d'une une ville comme Fontainebleau qui en compte un peu moins de 15 000. C'est Bagnolet en région parisienne ou même Biarritz. Il faut se rendre compte aussi des étendues en cause car il n'y avait pas d'immeubles (bien entendu) et qu'il fallait beaucoup de surface aux troupeaux évalués par les auteurs français à plusieurs milliers de têtes.

Et par qui a été prise cette "ville" dans toute son étendue ? Par 600 cavaliers français qui n'accuseront pas plus de 9 morts et 12 blessés dans leur rangs (nombre certain en raison de la tenue de registres des effectifs) contre 300 morts et 4000 prisonniers côté smalah (nombre invérifiable : il n'y avait pas d'état civil en Algérie). Tout ceci en une seule heure pour 368 douars (groupes de tentes) que comptait ce rassemblement (un douar dévasté toutes les dix secondes).

On pourrait disserter longtemps sur l'incohérence de ces chiffres et s'étonner qu'une attaque de 600 cavaliers lancés sur une "ville" de 30 000 habitants très étendue et sur le pied de guerre, n'ait eu à déplorer que 9 morts et qu'elle ait pu se saisir de 4000 prisonniers... Eussent-ils été des moutons que leur rassemblement aurait été déjà problématique. 

Il est vrai que la conquête de l'Algérie devait être magnifiée et se raconter comme l'expédition de Bonaparte en Egypte. Chacun de ses crimes devait se comparer à la bataille des Pyramides ou à celle devant Jaffa. Car le roi Louis Philippe qui voulait être vu en Europe comme le "Napoléon de la paix", avait fort à faire avec son opinion publique exaspérée par sa servilité empressée devant l'Angleterre et que cette dernière ne se gênait pas avec lui. Déjà, casser de l'arabe était politiquement payant aux yeux de l'Etat français ! 

Aussi, de l'aveu même des français, il fallait que la prise de cette smalah fût d'un grand impact populaire et qu'elle impose l'idée que la conquête de l'Algérie était une victoire prodigieuse remportée grâce à la bravoure du duc d'Aumale, 4e fils du roi des français. Sur ce point, l'opération a été un plein succès. Sans que les français dans leur grandiloquence ne perçoivent le ridicule de leur discours qui ne sera mis en évidence que 100 ans plus tard, au détour d'un sketch de Pierre Dac et Francis Blanche.

On pourra s'interroger sur les égard excessifs prodigués par les français à l'Emir Abdel Kader et sur la propagande qu'il lui fut assurée par Napoléon III, riche pension à l'appui. Enfin, l'Emir lui-même se prêtant au jeu, dira que sa smalah comptait 70 000 personnes. Soit la ville de Creil ou de Montauban... Pour améliorer encore sa pension, sans doute... En réalité, l'Algérie était si peu peuplée en 1830 qu'elle était déjà conquise par les français à leur arrivée à Sidi Ferruch, plus facilement encore que l'Amérique l'était avec les Espagnols. Les deux aventures étant similaires dans leurs mobiles et les moyens employés

1950 : L'Emir Abdel Kader sert toujours la France.

LE SALAIRE DE L'IMPOSTURE : BAZAINE ! LE TRAÎTRE BAZAINE !

VERNET ET LES PHANTASMES DE SON TEMPS

VERNET ET LES FANTASMES DE SON TEMPS

C'est que les Français, tableaux d'Horace Vernet et d'autres peintres orientalistes aidant, s'étaient pris au jeu de leurs propres hâbleries quand ils portèrent au sommet de leurs armées les pires gredins d'Algérie, aux yeux de tous, stratèges émérites quand ils n'étaient autres que des criminels de guerre endurcis, lâches et sans scrupules. Plus encore : les français les croyaient invincibles !

Autant que la défaite de Mac Mahon (ancien d'Algérie) à Sedan, la nullité du commandement français gangréné par ses pratiques coloniales, est la cause première du désastre de 1870. Cette théorie est a été avancée par quelques auteurs qui indiquaient que dans leur tenue, certains officiers gardaient autour du cou le foulard utilisé pour se protéger du sable en Algérie afin de rappeler avec fierté leurs états de service (comme la kippa de Valls). Cette explication de la défaite de 1870, politiquement incorrecte aux yeux de certains, n'a pas été reçue avec l'intérêt qu'elle méritait.

Sauf qu'il faut bien expliquer l'incompétence sidérale et la stupéfiante lâcheté du Maréchal Bazaine qui avait séjourné de 1832 à 1852 en Algérie, qui fut à Tlemcen Chef de bureau Arabe et qui s'endurcit encore dans ses travers par une autre aventure coloniale : celle du Mexique où Napoléon III voulait prolonger son empire. Par ses visées personnelles (être le "Bernadotte" du Mexique), ses méthodes directement importées d'Algérie (massacres à outrance), ses immixtions politiques et ses aventures matrimoniales, Bazaine ne fut pas étranger à l'échec final de l'expédition. A son retour, grâce à sa popularité "d'Ancien d'Algérie", il réussit cependant à se maintenir en selle malgré la défiance de Napoléon III. 

Maréchal pendant la guerre de 1870 et commandant l'Armée du Rhin, son inertie en des moments cruciaux et ses décisions à contre temps furent des facteurs déterminants pour une défaite totale des français face aux prussiens. Il refuse d'intervenir à la bataille de Saint Privat pourtant décisive, la déclarant comme sans importance puis se laisse enfermer dans la forteresse de Metz de façon incompréhensible encore aujourd'hui. Son refus d'aller au combat fut la cause de la défaite de Sedan quand l'intervention des forces puissantes (50 % des troupes françaises) dont il disposait aurait donné la victoire aux français. C'est qu'il y a loin des techniques de décapitation rapide des fellahs inventées par les français aux théories de stratégie moderne développées par Clausewitz et dont s'étaient imprégnés les prussiens...

Après s'être barricadé dans la forteresse de Metz pendant 2 mois, Bazaine capitule malgré ses subordonnés qui hurlent à la trahison. Il livre à l'ennemi son armée (180 000 hommes avec ses armes et son équipement intact), libérant ainsi les forces prussiennes immobilisées devant lui et qui se jetèrent aussitôt sur les troupes laborieusement réunies par la IIIe république naissante. 

Accusé fort justement de trahison, jugé et condamné à mort, sa peine fut commuée en 20 ans de prison par Mac Mahon, Président de la république, lui même "ancien d'Algérie", son premier gouverneur et défait à Sedan en 1870. Notons que sa demande de grâce fut signée par le Tribunal qui l'avait condamné à mort et qui était présidé par le Duc d'Aumale, vainqueur d'Abdel Kader....

Peine qui ne fut même pas respectée puisqu'on le fit évader grâce encore à des amitiés "d'anciens d'Algérie" dont l'un, Doineau, ancien des Bureaux arabes et autre champion des crimes français en Algérie. En tout état de cause, Bazaine fut rattrapé dans son exil en Espagne par un certain Hillairaud qui tenta de l'assassiner en le poignardant au visage. Le traître mourut dans la misère quelques mois après.

On a beaucoup glosé sur Bazaine et sur le rôle de "bouc émissaire" dont on l'aurait gratifié après la défaite française de 1870. Sauf que Bazaine s'est conduit par deux fois en allié objectif et déterminant du commandement ennemi. Il n'avait d'autre excuse que celle de son incompétence et de son passé de blédard engoncé dans ses travers quand il eut à se mesurer avec la fleur du militarisme prussien. 

L'empereur Napoléon III avait cru devoir à son nom et à son titre de prendre le commandement suprême de l'armée, comme pendant la campagne d'Italie (...) Parmi ses collaborateurs, les maréchaux (Leboeuf, Bazaine, Canrobert, Mac-Mahon) n'étaient que de bons divisionnaires, sans autre science militaire qu'un empirisme formé dans les expéditions d'Algérie. 

http://www.cosmovisions.com/ChronoGuerre1870.htm#80qUgTOTmKXZOGSu.99

Le seul élément à la décharge de Bazaine pourrait être son attachement à Napoléon III, son bienfaiteur au regard de sa carrière et de ses capacités. Ce qui expliquerait son refus de mettre les forces que l'empereur lui avait confiées au service d'une république qui l'avait destitué. Encore que d'autres auteurs prétendent que Bazaine voulait conserver ces forces à des fins personnelles ou pour imposer un régime monarchique en France. Préoccupations toutes politiques et fumeuses venant de lui, sans lien avec ses devoirs.

Mais il est certain que les militaires français se refusent souvent à cette discipline et s'estiment souvent investis d'une politique que personne ne leur demande d'assumer. On retrouvera ici la trame de l'argumentaire OAS, face au pouvoir que le Général de Gaulle venait de mettre en place : le respect de la parole donnée, le refus du parjure, la défiance envers un pouvoir civil toujours prêt à trahir. Bref, des leçons de morale et des grands discours que leurs grandes gueules d'assassins rendaient obscènes. En Algérie toujours !

Les conséquences de la trahison de Bazaine sont d'une gravité extrême. Elle a permis l'annexion de l'Alsace et de la Lorraine par Bismarck, officialisée par le traité de Francfort. Belfort fut épargné grâce à la résistance de Denfert Rochereau qui ne disposait même pas de 10% des forces de Bazaine avec une artillerie originellement décorative datant de Louis XIV ! A noter que Denfert Rochereau avait peu servi en Algérie (4 ans).

Erreur des allemands qui imposèrent des conditions très dures à la France avec l'annexion de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine que la trahison de Bazaine leur octroyait. S'attachant ainsi un boulet qu'ils ne cesseront de traîner jusqu'à la première guerre mondiale. Cette trahison exceptionnelle par son ampleur et causée par les élucubrations d'un incapable promu à la plus haute dignité par le simple jeu des circonstances (comme François Hollande à la présidence de la république aujourd'hui) aurait du tempérer leur fierté d'avoir enfin vaincu l'ennemi héréditaire français.

Mais les allemands avaient déjà beau jeu de rappeler aux français qu'ils étaient les artisans de leur propre malheur pour avoir déclaré la guerre au vu d'une simple dépêche qui acceptait formellement toutes leurs exigences (la fameuse dépêche d'Ems) mais dont le style forcément télégraphique ne leur plaisait pas... Quiconque y verrait un rapport avec l'expédition d'Alger décidée à la suite d'un simple coup d'éventail, aurait vraiment mauvais esprit !

C'est que la guerre de 1870 fut la cause profonde de la Grande guerre qui elle-même portait les germes de la Deuxième guerre mondiale et dont les conséquences règlent encore le monde contemporain.

Dans l'abaissement de la France au terme de cet enchaînement, force est de constater que la conquête de l'Algérie n'a porté bonheur, ni aux français ni à leur pays. Et qu'ils l'ont payé fort cher ! La main d'une justice providentielle... Qui sait ?

DEMOGRAPHIE, ENROLEMENTS FORCES ET SOULEVEMENTS DES PEUPLES.

La population Algérienne en 1830 est mal connue. On l'estime en tout cas très faible : entre 2 et 3 millions d'âmes. Avec les tueries et les famines organisées par les français, sans compter les épidémies liées à ces calamités, on pense qu'elle avait été réduite de 50% en 1850. Le terme "génocide" ne semble pas exagéré à cet égard. 

Compte tenu de ce nombre très restreint, on peut affirmer d'emblée, qu'il y avait une volonté déterminée de ne pas assimiler ces populations et de les maintenir en esclavage au sens antique du terme. Aussi, le rebond démographique de ce pays à partir de 1860 est-il surprenant au regard d'une catastrophe humanitaire aussi épouvantable. D'autant que le bénéfice de l'hygiène des français de cette époque (l'asepsie était inconnue) doit être fortement relativisé. La présence française, de tout temps, fut surtout mortifère. En fait, les massacres n'auront jamais cessé  jusqu'en 1962.   

Il conviendrait d'y voir plutôt les effets de l'urbanisation du pays et sa déchéance dans un "sous-développement" abyssal, au sens le plus désastreux de cette notion. Avec toutes ses conséquences parmi lesquelles, une natalité galopante provoquée par une misère dramatique, quand l'enfant par ses petits boulots et la mendicité devient une source immédiate d'argent (multiplication des yaouleds). C'est ce qui expliquerait ce phénomène de façon plus logique et moins glorieuse pour les français qui l'ont voulu, s'en sont réjouis et en ont profité à outrance.

Les enrôlements forcés et autres ponctions humaines, par leur ampleur et leur fréquence sur une population aussi sinistrée démographiquement tiennent du prodige et justifient l'appellation "chair à canon" par laquelle on désigne les malheureux raflés.

Aussi se pose la question de la taille d'une population à partir de laquelle elle entre en révolution quand sa survie est en jeu.

L'ALCOOL ET LA COLONISATION.

Cette question a été au centre de nombreux film ayant pour thème la colonisation : 

Dans la deuxième image, des minarets esquissés en arrière plan du tirailleur galopant vers sa drogue, indiquent la satisfaction du dessinateur de voir le pinard l'emporter sur l'Islam qui interdit sa consommation. Fort heureusement. Si tel n'avait pas été le cas, la population d'Algérie aurait sombré dans l'alcoolisme et serait aujourd'hui réduite à l'état des Indiens dans les réserves américaines où à celui des aborigènes d'Australie qui ont été pratiquement exterminés par ce moyen.

LA QUESTION DE L'ATOMISATION D'ALGERIENS VIVANTS.

Centre d’expérimentation militaire de Reggane, 1er avril 1960, à 700 km au sud de Colomb Bechar : le tir sera effectué à Hamoudia, à une cinquantaine de km au sud-ouest de Reggane. second essai nucléaire français dénommé “Gerboise blanche”. Selon une règle appliquée par tous les pays, des essais sur animaux vivants ont déjà été effectués.

On affirme que 150 hommes vivants furent ce jour exposés aux effets de la bombe, ligotés à des poteaux, à environ 1 km de l’épicentre. A cette date, la guerre a déjà fait plusieurs centaines de milliers de victimes algériennes. Beaucoup sont mortes sous la torture. Pour le colonialisme français et son armée, la vie des algériens ne vaut pas cher...

Selon le témoignage d’un légionnaire français d’origine allemande affecté à Reggane, ordre lui aurait été donné juste avant l'explosion de récupérer dans des prisons et des camps de concentration, 150 Algériens pour servir de cobayes à proximité du point zéro. L'individu déclare les avoir convoyés, les avoir remis à ses supérieurs et ne plus les avoir revus. Le soudard fut muté en 1961. 

Le 14 février 2007, le quotidien Le Figaro cite une réponse à l’interpellation des Algériens. Elle est faite par le responsable de la communication du ministère de la Défense, Jean-François Bureau : "Il n’y a jamais eu d’exposition délibérée des populations locales"."Seuls des cadavres ont été utilisés pour évaluer les effets de la bombe", ajoute-t-il.

Mais alors, quels sont ces cadavres ? D'où venaient-ils ? Quelles étaient les causes des décès ? Où sont les documents relatifs à cette "expérience" ? Qui peut croire qu’en pleine guerre d’Algérie, l’armée française se serait obligée à transporter des cadavres frigorifiés sur des centaines de km et les décongeler pour des essais “éthiques” alors qu’elle torturait et tuait industriellement civils et combattants algériens ? Qui peut croire aussi, qu’un pouvoir qui se dote à grands frais d’une arme nouvelle, qui fera l’essentiel de ses forces, va s’abstenir d’en faire l’essai complet ? La logique “technique” et celle des traditions militaires françaises en Algérie, c’est de la tester “en vraie grandeur” c’est à dire sur des êtres humains vivants...Tous les pays détenteurs de la bombe atomique l'auraient déjà fait. Et la France, celui qui disposait des plus grandes facilités, des antécédents les plus criminels et des pires conditions d'esptit pour y procéder.

http://francesansarmesnucleaires.fr/IMG/pdf/Cobayes_algeriens.pdf 

LA FIN DE L'HISTOIRE.

PARCE QU'ILS SAVAIENT CE QU'ILS AVAIENT FAIT.

                                                                      Mohammed BOUBAKEUR

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